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电影推拿法语介绍

作者:admin    文章来源:盐田区外国语学校    更新时间:2017-10-11

Blind Massage / Tuina 电影推拿介绍
 « Blind Massage » : un film de Lou Ye qui pèche (encore) par le scénario

par Brigitte Duzan, 15 mai 2015

 

On l’attendait, avec impatience et espoir, le huitième film de Lou Ye (娄烨), ce « Blind Massage » (Tuina 《推拿》) annoncé comme étant l’adaptation du roman de Bi Feiyu (毕飞宇) portant le même titre chinois [1].

 

Ce que l’on espérait, en particulier avec ce roman comme référence, c’est que le film nous fasse oublier les déconvenues des dix années passées, et qu’il comble enfin les attentes qu’avait suscitées « Suzhou River » (《苏州河》). Il y a des mythes qui ont la vie dure.

 

Sélectionné en compétition officielle au 64ème festival de Berlin en février 2014, et malgré l’Ours d’argent de la meilleure contribution artistique qu’il y a décroché, le film est entaché des mêmes défauts que les précédents, en particulier au niveau du scénario.

 

Rappel de la ligne narrative reprise du roman
    

推拿
导演: 娄烨
主演: 郭晓冬 秦昊 黄轩 梅婷 张磊
时长: 113分钟
地区: 中国大陆
类型: 剧情
年代:2014


剧情介绍:
少年时代的一场意外让男孩小马(黄轩 饰)的双眼失去了光明,自杀未遂后,阴沉的小马辗转来到了由沙复明(秦昊 饰)所经营的盲人按摩中心就职。在这里,聚集了许多和小马一样的盲人,无论是先天还是后天,生活在共同的黑暗里让这群盲人之间产生了深厚而坚实的友谊。   王大夫(郭晓冬 饰)和女友小孔(张磊 饰)远道而来投奔沙复明,小孔充满了女人味的声音和气息令小马的内心产生了涟漪,执着而决绝的小马追寻着内心的声音,不断的向小孔靠近着。之后,一个名叫小蛮(黄璐 饰)的发廊小姐出现在了小孔的生命里,随着时间的推移,小马竟然开始对小蛮产生了感情。

Blind Massage

 

L’histoire de « Blind Massage » se passe dans un centre de massage de Nankin, un type de massage spécial, traditionnellement effectué par des aveugles, le tuina, d’où le titre. C’est le centre Sha Zongqi, du nom des deux masseurs aveugles qui l’ont fondé et le gèrent, Sha Fuming (沙复明) [2] et Zhang Zongqi (张宗琪).


 Arrive dans le centre, pour se faire embaucher, un vieil ami de Sha Fuming, le « docteur » Wang (王大夫), accompagné de l’aveugle, elle aussi masseuse de tuina, qu’il veut épouser, Xiao Kong (小孔). L’histoire est celle des autres aveugles qui travaillent dans le centre, ou plutôt des relations complexes qu’ils entretiennent entre eux, car le centre est aussi le cocon pseudo-familial qui les héberge.

 

Le film donne une importance spéciale à l’un des plus jeunes résidents,

Xiao Ma (小马), dont l’histoire personnelle est particulièrement tragique, car il n’est pas aveugle de naissance, mais a perdu la vue à l’âge de neuf ans dans un accident qui a aussi coûté la vie à sa mère. Après avoir été traîné de médecin en médecin, il a finalement perdu tout espoir de guérir, et a sombré dans une dépression chronique. 

 

Parce qu’il est tombé amoureux de Xiao Kong, sa frustration engendre chez lui des sursauts de violence incontrôlée. Mais les rapports entre les autres sont tout aussi tendus sous des apparences tranquilles, les jalousies et la concurrence au travail pouvant éclater à tout moment, et générer des incidents aux conséquences parfois graves ; ainsi Du Hong (都红) est-elle réduite à quitter le centre, s’étant fait briser les doigts dans une porte refermée violemment.

 

C’est donc un monde où règne une tension latente, sous une surface lisse par la force des choses, mais un monde, aussi, qui vit d’expectative et d’espoir. Le film met surtout l’accent sur la violence, violence des actes traduisant celle des sentiments ; le roman, au contraire, plutôt la richesse du monde intérieur de personnages fragilisés par leur cécité.

 

Le monde des non-voyants imaginé par un réalisateur voyant

 

Il n’y a encore jamais eu de réalisateur aveugle. Cela semble impossible, mais on pourrait imaginer un réalisateur devenu aveugle. A défaut, il faut s’en remettre aux metteurs en scène voyants imaginant visuellement le monde des non-voyants. Comme Lou Ye.

 

Mais là où Bi Feiyu nous donnait à ressentir les mille facettes d’un monde intérieur vibrant et poétique, Lou Ye s’épuise à chercher des images pour le concrétiser. Le gros défaut du film est d’avoir trop misé sur l’image et les acteurs, en négligeant la peinture des caractères dès le scénario. En ce sens, Lou Ye reste fidèle à lui-même.

 

Le flou comme solution visuelle

 

Il commence pourtant bien, son film: un générique « pour aveugles », avec les noms des principaux acteurs « dits » en voice over.

 

Suit une série d’images légèrement floues, mouvantes, chaotiques… ce que l’on peut imaginer que doit être le monde perçu par des non-voyants, ou plutôt entr’aperçu par des voyants en train de perdre la vue. Autrement il aurait fallu faire un film totalement noir, avec quelques flashes de lumière par ci par là ; on imagine Marguerite Duras faisant un film ainsi, avec un texte omniprésent en voice over. Mais ce n’est pas le style de Lou Ye.

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